dimanche 9 janvier 2011

Evian TG douche Marseille


L'OM se serait bien passé d'apporter sa contribution à un triste record pour les clubs de L1. Pour la première fois dans l'histoire de la Coupe de France, dix formations de l'élite ont disparu du tableau dès le stade des 32es de finale. Comme Monaco ou encore Auxerre, Marseille est tombé contre plus petit que lui, dimanche soir. Au terme d'un vrai match de Coupe disputé dans des conditions exécrables, les Olympiens ont laissé à Evian TG (3-1) le soin d'affronter Strasbourg au prochain tour. Si le champion de France en titre restent en lice dans trois compétitions*, ce premier échec rappelle combien il peine à trouver son rythme de croisière.

Des trombes d'eau, une pelouse aux allures de marécage, un public chauffé à blanc... La venue de Marseille au Parc des sports d'Annecy avait tout d'un traquenard. Au regard de leur entame de match, on ne pourra même pas reprocher aux joueurs de Didier Deschamps d'être tombés les deux pieds dedans. Si l'OM a pris l'eau en première période, c'est parce qu'il peine toujours autant à se débarrasser de son fichu manque de réalisme. A la frappe de Brandao repoussée par Westberg (3e) et la transversale trouvée par Rémy (8e), Evian a répondu par un efficacité glaçante, Barbosa (12e) et Sagbo (15e) se jouant tour à tour Andrade. Les Savoyards ont cependant dû attendre une frappe de Bérigaud (86e) pour basculer définitivement dans l'euphorie.

Evian a appuyé là où ça fait mal : sur le flanc droit de la défense phocéenne où les indisponibilités de Kaboré, Fanni et Azpilicueta se sont faits sentir. Remplaçant de fortune, Leyti N'Diaye a énormément souffert, passant même tout proche de l'expulsion pour une faute grossière sur Barbosa (35e). Handicapé par ces absences auxquelles il faut ajouter celle de Diawara, suspendu, l'OM dispose de quelques circonstances atténuantes. Elles ne doivent pas occulter les raisons de cette nouvelle contre-performance. Sur ses sept occasions franches, les Olympiens n'en ont converti qu'une. Par manque de chance, à l'image de cette frappe de Lucho sur le poteau. Par manque d'adresse, le plus souvent. A Marseille, le début d'année n'a jamais ressemblé autant à celle qui vient de se terminer...

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