Il était venu devant la presse lundi, courageusement, après une soirée très difficile au Parc des Princes. Pas épargné par les questions un peu vachardes, il avait promis qu'il allait «faire mieux». Cesar Azpilicueta, dans son français presque châtié, n'avait pas dit non plus qu'il donnerait le but de la victoire à Marseille contre Monaco (2-1), mercredi, en Coupe de la Ligue. C'est pourtant lui, de l'intérieur du pied droit, qui a délivré un Stade Vélodrome privé de ses chants, et remis son équipe d'aplomb après la claque de dimanche. Histoire de ne pas gripper la machine olympienne, embarquée sur plusieurs chantiers cette saison.Jusqu'à l'heure de jeu, pourtant, on ne l'avait pas franchement vu, ni dans le mauvais, ni dans le bon sens du terme. On avait plutôt remarqué un banc de touche marseillais quatre étoiles (Lucho, Gignac, Rémy, Valbuena), une entame de match pas franchement maîtrisée, et un Brandao titulaire décidément bien peu chanceux : auteur d'une main sur un coup-franc d'Hansson, l'Olympien contestait en vain un penalty que Coutadeur transformait sans souci d'un contrepied parfait (22e). Il fallait donc qu'André Ayew, l'homme de la Coupe de la Ligue cette saison (buteur décisif contre Guingamp), se charge de remettre les siens d'aplomb avant la pause (42e) d'une tête décroisée à la limite du hors-jeu.
Il fallait aussi qu'Azpilicueta ne manque pas cette déviation de Brandao (60e) pour prendre à défaut Stéphane Ruffier. Que l'Espagnol revienne sauver son camp (70e) sur sa ligne face à Bulot. De quoi sans conteste disputer à Mandanda le titre d'homme du match. Une fois encore, le portier olympien a étalé toute sa classe pour tenir ce résultat, face à un bon Bulot (71e) ou encore sur une frappe lointaine d'Haruna (81e). Didier Deschamps retiendra cela, tout autant que l'apport décisif de Lucho en 2e période, mais aussi la friabilité de sa défense centrale, souvent ennuyée par les percées de Gakpé ou Aubameyang. Il retiendra enfin que le tenant du titre n'est plus qu'à un match de retrouver le Stade de France
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