dimanche 26 septembre 2010

Presque sans fausse note

On allait écrire que l'Olympique de Marseille avait signé une prestation pleine de maîtrise contre Sochaux (2-1). La réduction du score de Maurice-Belay (75e) n'altère pas notre jugement. Elle rappelle simplement que cet OM-là ne peut pas se permettre le moindre relâchement. A trois jours d'un déplacement crucial à Stamford Bridge contre Chelsea, les joueurs de Didier Deschamps ont rassuré en même temps qu'ils se sont rassurés eux-mêmes. Plus que ce deuxième succès d'affilée en Championnat, une première cette saison, c'est la manière dont il a été acquis qui interpelle. Pendant plus d'une heure, l'OM a parfaitement géré son match et ses efforts. Les promesses affichées dans le jeu ont enfin trouvé leur prolongement au tableau d'affichage.

A la tête d'un groupe enfin au complet, Didier Dechamps a certainement dû apprécier la prestation livrée par ses joueurs. Dans le détail : Ayew s'est montré percutant dans son couloir gauche, Souleymane Diawara a signé un retour convaincant en défense centrale, tandis que Lucho s'est une nouvelle fois révélé précieux par sa vision du jeu. Dans l'ensemble, les Marseillais ont affiché bien plus d'envie et de détermination que leur adversaire. Il ne leur a manqué qu'un brin de réussite pour que leur partition n'accouche d'aucune fausse note. Hormis Mathieu Valbuena et André Ayew -et encore, ils rentrent dans la catégorie des milieux offensifs-, aucun attaquant marseillais n'a encore trouvé le chemin des filets cette saison.

Samedi soir, la libération est venue de Taiwo (19e) et Lucho (61e). En inscrivant un but improbable d'un centre-tir qui est allé se loger directement dans la lucarne de Dreyer, le latéral gauche nigérian est devenu, au passage, le meilleur buteur olympien de ce début de saison (3). Tout un symbole... A lui seul, André-Pierre Gignac en est un autre, de symbole. L'international français a beau ne pas ménager ses efforts, la réussite continue de le fuir. En vrac : un tir au-dessus (26e), une volée à côté (38e) et surtout une frappe sur la transversale de Dreyer (84e). Pour l'instant, cette inefficacité chronique (24 frappes au total, seulement 5 cadrées) ne prête pas à conséquence. Contre Chelsea, ce pourrait être une autre histoire.

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