mercredi 29 septembre 2010

Marseille n'a pas fait le poids

La route qui mène aux huitièmes de finale de la Ligue des champions s'est encore un peu plus obstruée pour l'Olympique de Marseille. C'est la principale conséquence de sa défaite sur la pelouse de Chelsea (0-2), conjuguée à la facile victoire du Spartak Moscou face à Zilina (3-0). Après deux journées, les joueurs de Didier Deschamps comptent déjà six unités de retard sur les deux leaders de leur poule. Pour Chelsea, difficile de lui en vouloir. Pour le Spartak, en revanche... Comme l'an dernier, lorsqu'il s'était incliné contre l'AC Milan, l'OM se retrouve à traîner comme un boulet sa défaite concédée face à la formation russe lors de la première journée. Pour en atténuer la portée, il aurait fallu un exploit à Stamford Bridge. Terry (7e) et Anelka -sur un penalty consécutif à une main de Mbia contestée par les Marseillais (28e)- ont trop vite douché cet espoir.

Didier Deschamps avait relativisé les performances des Blues par la qualité des adversaires qui leur étaient jusque-là proposés. Il sait désormais à quel niveau situer son équipe, et par la même occasion le Championnat de France. Agressivité, puissance physique et efficacité. L'OM a été battu dans tous les compartiments qui avaient permis à Manchester City d'infliger aux Blues leur première défaite de la saison en Premier League. La recette du succès avait pourtant été apprise et récitée la veille par DD. Les titularisations conjuguées de Brandao, Gignac et Rémy, pour muscler le secteur offensif marseillais, n'ont pas suffi à la recracher. Le plus triste dans l'histoire ? Lucho et ses équipiers n'ont jamais caressé de près ou de loin un hypothétique exploit. Ou alors seulement sept petites minutes, le temps qu'il a fallu au club londonien pour ouvrir le score. Entre Marseille, 6e de la L1, et Chelsea, leader de la Premier League, il y a eu au moins deux classes d'écart en première période. La faute, il est vrai, à un Florent Malouda des grands soirs.

Pendant plus de quarante-cinq minutes, l'OM a joué contre-nature, loin du niveau de jeu affiché depuis le début de la saison. Si les entrées simultanées de Valbuena et Ayew (59e) lui ont redonné de l'allant sans que l'on sache si c'est l'OM qui est monté en puissance ou Chelsea qui a commencé à reculer, elles se sont révélées insuffisantes pour relancer le match. Lucho a été tout proche d'y parvenir, mais le pied de Mikel l'en a empêché (63e). En face, Alex, Anelka et Essien auraient également pu le tuer définitivement (67e, 68e, 75e). Avec zéro point en deux journées, l'OM se retrouve condamné à faire le plein de points lors de sa double confrontation contre Zilina. Il lui faudra ensuite s'imposer à Moscou, avec deux buts d'écart. Pour l'heure, le spectre d'une quatrième élimination d'affilée en phase de poules a pris de l'épaisseur.

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