mercredi 25 novembre 2009

Marseille s'y est vu


L'OM est passé près de la victoire à Milan (1-1). Mais il a touché deux montants et a mal négocié quelques détails. Il reste troisième.

Marseille aura forcément des regrets. Surtout si la qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions lui passe sous le nez. Les joueurs de Didier Deschamps n'ont pu faire mieux que match nul (1-1) sur la pelouse de l'AC Milan, mercredi soir. Ils restent à une longueur de leur adversaire du soir, à trois unités désormais du Real, vainqueur du FC Zurich (1-0). L'exploit était pourtant à leur portée. Il leur aurait fallu un peu plus de réussite, à l'image de ces deux montants touchés par Brandao (65e) et Diawara (86e). Les chances de voir trois clubs français au prochain tour de la C1 s'amenuisent journée après journée. Mais l'OM reste en vie dans un groupe où sa mort était annoncée. Au moins, la qualification en Ligue Europa est assurée.

Encore des approximations

La leçon de l'aller (1-2) n'a pas totalement été retenue. Malgré une domination territoriale et une maîtrise croissante au fil de la première période, Marseille n'a pas eu le souci du détail réclamé par son entraîneur. Les contre-attaques rapides des attaquants milanais et les longues ouvertures dans le dos de la défense marseillaise ont constamment fait peser un danger sur la cage de Mandanda (7e, 25e, 39e). Elles on été, le plus souvent, la conséquence de l'attentisme et des approximations des Olympiens. L'ouverture de score de Borriello (10e) découlait du manque de solutions proposées au porteur de la balle. Niang en l'occurrence. Elle aurait pu se répéter à deux reprises, au moins. Comme si l'OM cherchait à se compliquer la vie tout seul.

L'OM méritait mieux

Lucho, retour réussi Les points noirs écoulés, vient le temps des éloges. Même s'ils ne se sont pas toujours montrés adroits - ou en réussite - au moment de conclure leurs actions (à l'image d'une passe mal ajustée de Lucho pour Niang à la 39e ou d'un contrôle trop long de Koné à la 85e), les Marseillais ont fait preuve de caractère en revenant rapidement dans le match sur un but de Lucho (16e). La bataille du milieu a le plus souvent été remportée par Cissé, Lucho et ses équipiers. Leur abnégation au plus fort de la domination milanaise - en début de seconde période - fut admirable, tout comme Steve Mandanda, de nouveau impérial. L'OM méritait sans doute mieux que son match nul ramené de San Siro. Il le condamne à un exploit contre le Real, le 9 décembre prochain : une victoire par quatre buts d'écart ou une victoire tout court, si Milan lâche des points face à Zurich

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