
Battu à Lens à la dernière minute (1-0), l'OM ne profite pas de la défaite d'Auxerre et accuse quatre points de retard sur la tête.
La confirmation n'a pas eu lieu. Du côté de Marseille, du moins, parce qu'à Lens, tout semble aller pour le mieux. Avec une onze de départ sensiblement remanié par rapport à celui qui avait obtenu le nul (1-1) à Milan (quatre changements), l'OM a craqué à Felix Bollaert (0-1), battu par une tête d'Eduardo au bout du temps additionnel (90e+2). Les joueurs de Didier Deschamps peuvent accuser le coup. Ils manquent l'occasion de revenir à une longueur du leader auxerrois. Côté sang et or, ce troisième succès d'affilée accrédite l'idée d'un renouveau. Les joueurs de Jean-Guy Wallemme, 15es, comptent neuf longueurs sur le premier relégable, Boulogne-sur-Mer. Un matelas appréciable pour une formation qui pointait encore dans la zone rouge il y a quatre journées.
Plus entreprenants que les Olympiens en première période sous l'impulsion d'un duo Akalé-Roudet, omniprésent, les Artésiens ont sans doute signé leur prestation la plus convaincante de la saison. A la puissance physique des Marseillais, ils ont opposé beaucoup de sérieux et de rigueur, dans le replacement défensif notamment. Leur principal mérite a été d'y croire jusqu'au bout, malgré les exploits de Steve Mandanda, décisif devant Maoulida (4e), puis sur un penalty de Demont (62e). L'abnégation et la solidarité dont ils ont fait preuve au plus fort de la domination marseillaise, lorsqu'ils ont été littéralement privés de ballons, témoignent de leurs vertus. Elles seront indispensables à leur survie en L1.
Ce que j'aime bien sur votre site,ce sont vos analyses d'après match.
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