vendredi 20 novembre 2009

L'OM respire, le PSG coule


Marseille s'est rassuré vendredi soir au Vélodrome lors du clasico en s'imposant face au Paris-SG (1-0). L'OM se rapproche du podium alors que le PSG prouve qu'il est bien malade.

Près d'un mois après sa programmation initiale, le fameux clasico s'est enfin joué vendredi soir au Vélodrome. Et cette fois, le terrain a primé sur les événements extérieurs, même si quelques incidents sont encore à déplorer. Passablement frustré de ne pas avoir pu combattre le 25 octobre dernier en raison d'un virus ayant entamé les forces vives parisiennes, l'Olympique de Marseille était gonflé à bloc pour ce duel à la saveur toujours aussi particulière. Et l'OM, qui se devait de s'imposer pour ne pas déjà mettre un voile sur ses ambitions de titre, s'est rassuré en dominant un PSG (1-0) en manque de talents et d'étincelles. Si l'OM retrouve des couleurs avant le déplacement à Milan mercredi et de la hauteur au classement, il est désormais 4e, la situation du PSG devient très inquiétante. Treizième au classement avant la journée de ce week-end, le club parisien enregistre une nouvelle déconvenue, lui qui n'a remporté qu'une victoire lors des six dernières journées.

Heinze forte tête

Très entreprenant en début de match, l'OM avait le mors aux dents face à son ennemi héréditaire et après deux nuls en Championnat (Toulouse et Lyon). Deschamps a su motiver ses joueurs, et il a fait ses choix avec Diawara et Lucho sur le banc ainsi que l'enfant terrible Ben Arfa envoyé en tribunes, une conséquence du clash de mardi. L'entame de match a révélé un OM ambitieux devant et très solide derrière. En moins de cent vingt secondes, Brandao et Niang ont allumé deux mèches, à chaque fois de la tête. Le combat dans les airs allait devenir la clé du match. Et à Paris, la titularisation de Camara devenait alors très précieuse pour Kombouaré. Sauf que Marseille possède de meilleures individualités dans ce secteur (Brandao, Heinze, Diawara...) et l'équipe phocéenne n'a pas attendu longtemps pour se servir de cette arme redoutable. Après 25 minutes de jeu, l'OM a mené grâce à un coup de tête de Gaby Heinze (1-0).

Paris a mieux fini

Meilleur dans le jeu aérien, l'OM l'a aussi été dans les duels. Heinze, Taiwo et Diawara n'ont pas laissé respirer leurs hôtes, ce qui a dû ravir un Deschamps particulièrement irrité après les cinq buts encaissés à Gerland (5-5) il y a quinze jours. Asphyxié en début de première période, Paris s'est surtout évertué à procéder par contres. Mais Erding, mis à part une belle reprise (38e), était souvent bien trop seul aux avant-postes pour créer un réel danger. Et, une nouvelle fois, Sessegnon n'a pas été transcendant. Symbole de cette impuissance parisienne, une frappe tentée de 30 mètres par Ceara sans véritable conviction (61e). Au retour des vestiaires, les hommes de Deschamps avaient toujours les crocs et il n'a pas manqué grand-chose pour que Cheyrou (54e) et Taiwo (55e) ne doublent la mise dans l'intervalle. Cela aurait été mérité et davantage reflété le rapport de force même si la fin de match s'est avérée très décousue et à l'avantage du PSG, qui a finalement fait trembler le Vélodrome et Didier Deschamps jusqu'au bout.

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